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Chronique Alimentaire/Santé : Les pesticides, par Bayard

S'assurer aujourd'hui une alimentation la moins chargée possible en pesticides est un véritable défi tant les résidus de ces insecticides, fongicides ou herbicides se retrouvent partout. Tandis qu'un rapport publié ce mardi par l'ONG Générations futures relève la présence de pesticides dans près de 3/4 des fruits (72,6 %) des fruits et 41 % des légumes non bio, voici quelques gestes pour tenter d'y échapper.

Pour enlever les pesticides en surface, on peut plonger ses produits quelques minutes dans l'eau en incorporant un peu de bicarbonate de soude.

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Consommer bio

Pour limiter la charge toxique de notre assiette, le recours à des produits issus de l'agriculture biologique (AB) est la meilleure option qui existe à l'heure actuelle, surtout pour les fruits qui ne s'épluchent pas comme le raisin, la fraise ou la framboise. Les produits, y compris le vin, sont ainsi exempts de pesticides et produits de synthèse selon le cahier des charges à respecter pour obtenir ce label.

Le raisin, la clémentine ou mandarine, la cerise, le céleri branche, les herbes fraîches et l'endive sont les fruits et légumes qui contiennent le plus de traces de pesticides, selon un rapport de l'ONG Générations futures.

Pour la viande, le lait et les oeufs, entre autres, le label rouge, créé en 1960, limite l'utilisation des traitements médicaux ou antibiotiques et les hormones de croissance interdites et privilégie également une alimentation majoritaire en herbe pour les animaux.

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Bien éplucher et laver les fruits et légumes

Si l'on croque dans une poire ou une pomme (mieux vaut la choisir bio pour garder les vitamines), il est recommandé de l'éplucher au préalable pour retirer un maximum de pesticides.

De manière générale, en épluchant les fruits à la peau épaisse comme les mandarines, les avocats ou les bananes, on élimine une grande partie des substances chimiques. Ce geste est vivement conseillé pour les enfants, les femmes enceintes, plus sensibles aux perturbateurs endocriniens qui interfèrent avec le système hormonal y compris en faibles quantités.

Pour enlever les pesticides en surface, on peut plonger ses produits quelques minutes dans l'eau en incorporant un peu de bicarbonate de soude. Plus radical, on épluche bien les fruits et légumes pour s'assurer une protection supplémentaire quitte à se priver des fibres et des vitamines.

Acheter en vrac

Acheter des produits frais et de saison en vrac, si possible cultivés près de chez soi, présente l'avantage de limiter son exposition aux emballages : conserves, plastiques, cartons sont eux aussi contaminés par les pesticides ou d'autres substances chimiques.

Repérer les nouveaux labels

Du côté de la grande distribution, le géant Auchan proposera en 2020 une gamme de fruits et légumes, vendus sous l'appellation "sans résidu de pesticides", qui ne devrait pas dépasser le prix des produits classiques à en croire les annonces du distributeur fin 2017.

Les consommateurs devraient également voir fleurir prochainement un nouveau label sur les produits, différent du bio, développé par des producteurs maraîchers et arboriculteurs français. Ce label "zéro résidu de pesticides" prévoit un maximum de 0,01 mg de pesticide au kilo.

En population générale, la principale voie d’exposition est la voie orale à travers l’alimentation.

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Une présence partout dans l’environnement

Les insecticides, herbicides, fongicides et autres produits dits phytosanitaires sont nombreux (plus de 100 familles chimiques et 10 000 formulations commerciales) et massivement utilisés, surtout en milieu agricole mais aussi dans de nombreux autres secteurs (parcs et jardins, voierie, traitement du bois, santé humaine et vétérinaire, etc.). De ce fait, si les études réalisées se concentrent dans les milieux professionnels exposés, les pesticides sont en fait omniprésents : dans l’air, les eaux, le sol et les produits alimentaires. En milieu professionnel, précise l’étude de l’Inserm, la principale voie d’exposition est la peau (80 %) et dans certains milieux, la voie respiratoire. En population générale, la principale voie d’exposition est la voie orale à travers l’alimentation.

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Maladies liées ou supposées liées à l’exposition aux pesticides

Sur ce sujet controversé, les études sont multiples et les résultats concordants pour certaines maladies, moins pour d’autres. L’expertise de l’Inserm s’est focalisée sur 8 localisations de cancer et 3 maladies neurodégénératives mais aussi sur la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant.

En ce qui concerne les cancers, une augmentation du risque de cancer de la prostate existe chez les agriculteurs, les travailleurs des usines de pesticides et en zone rurale (12 % à 28 %). Certains pesticides comme la chlordécone sont également pointées du doigt en population générale.

 

A rejeter absolument :

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lafautearousseau

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