Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

A la table de Fabius

Par Péroncel-Hugoz 

TRAVAUX DIVERS - Largeur +25.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam ; il travaille depuis 2005 pour l’édition et la presse francophones au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

 

Journal de 1991 - Extraits inédits 

Où on va voir qu’en 1991, les mêmes problèmes « migratoires » et autres qu’en 2018 se posaient déjà en France, sans que rien de sérieux ni de durable ne soit fait pour les résoudre…

 

ph - Copie (2).jpgParis,  dimanche 27 octobre 1991  

Déjeuner « francophone » (alors qu’il est notoire  que notre hôte, comme Giscard, se fiche du sort du français dans le monde, comme de ses premières chaussettes…). Chez le président de la Chambre, Laurent Fabius, en ce moment au centre d’un scandale immense, celui du sang transfusé contaminé. L’intéressé, néanmoins, ne se départit pas de son éternel sourire douçâtre, tandis qu’un de ses yeux est plus que jamais tiré vers le bas, ce qui lui donne un faux air de François Mauriac…

A la table d’honneur, le chanteur Enrico Macias, deux ou trois académiciens, la ministresse Tasca, le ministre Kiejman, le président du Parlement égyptien (le Caire a adhéré à la francophonie, grâce à Boutros-Ghali), placé à côté de Macias qui fut, il est vrai, reçu naguère par Sadate, comme « messager de paix entre israélites et mahométans »…)

Après le filet en croûte et la glace au caramel, Fabius essaie de faire rire un peu l’assistance en rappelant l’histoire de l’hôtel de Lassay: « Le marquis de ce  nom était l’amant de la duchesse de Bourbon, cousine du roi et alors habitante de l’actuelle Assemblée du Palais-Bourbon. »

Personne ne rit à cette évocation et chacun s’en va vite à ses affaires, encore tout glacé par l’atmosphère de ce repas, donné en l’honneur de la Francophonie et où chacun pensait aux victimes abandonnées du Sang contaminé…   

Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

Écrire un commentaire

Optionnel