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Retour sur une gifle fatale

 

Par Péroncel-Hugoz 

TRAVAUX DIVERS - Largeur +25.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l'aire arabe, a publié plusieurs essais sur l'Islam, et il travaille maintenant en France et au Maroc, pour plusieurs titres, notamment « La Nouvelle Revue d'Histoire » et « le360 ». Il tient aussi son Journal d'un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR    

 

IMG - JPEG - Copie - Copie.jpgLundi 21 février 2011, Rabat

Jeune Afrique du 17 décembre 2010 revient à juste titre sur la gifle qui, en Tunisie, a tout déclenché :

Une gifle fatale

« Les agents municipaux lui saisissent encore une fois sa charrette. Quand il ose aller déposer une réclamation au gouvernorat, aucun responsable ne prend la peine de le recevoir. Pis, une auxiliaire municipale, Feida Hamdi, le gifle et lui crache à la figure. L'humiliation publique, infligée par une femme dans un environnement où le respect fait partie du code social, est le geste de trop, une souillure dont Mohamed va se purifier par le feu. Il ne réfléchit plus, est pris dans la spirale du désespoir, d'un implacable no future. Puisqu'il ne peut se faire entendre, il va protester de la manière la plus voyante. Consumé par la misère, il se sent déjà brûlé de l'intérieur, alors autant affronter le feu. Il n'a pas peur, ne tremble pas. Il craque une allumette comme on claque des doigts et s'immole sur la place publique. Un geste qui embrase le pays et fait de tous les Tunisiens - et peut-être de tous les Arabes - des marchands ambulants bafoués dans leurs droits. »

L'opposant tunisien Moncef Marzouki (et premier auteur dans ma première collection éditoriale en 1987, à Paris) a inventé ce mot pour les régimes arabes Joumloukia, mélange de joumhouria, république et mouloukia, royauté, mais il est républicain et les plus grandes dictatures ont toujours été des républiques, partout de la Chine au Brésil, de la Soviétie à l'Allemagne...

En Cyrénaïque, les opposants à Kadhafi ont ressorti le drapeau noir, vert, rouge du feu roi Idriss que cet escogriffe de Kadhafi avait renversé hélas ! en 1969. Le prince héritier Hassan-Réda fut tué à petit feu en prison. Où est la lignée sénoussie aujourd'hui ? Qu'un de ses émirs se manifeste bon sang de bon sang !    

Retrouvez l'ensemble des textes parus depuis le 14 janvier 2016 en cliquant sur le lien suivant : Journal d'un royaliste français au Maroc.

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