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A ceux qui nous découvrent (18) : où Maurras expose - en 1910 - les raisons structurelles du premier des maux que la république idéologique inflige à la France : la sur-administration... Propos confirmés cent ans après, en 2013, par la grande presse !...

LAFAUTEAROUSSEAU sans inscription.jpg                Cette rubrique est destinée A ceux qui nous découvrent. Ils y trouveront une sorte de collection de mini textes, ou mini fiches, qui n'ont pas d'autre prétention que de servir de petits tracts d'appel, d'explication rapide et succincte de ce que sont et de ce que proposent les royalistes, destinés, donc, à ceux qui ne connaîtraient pas, ou mal, nos objectifs. Il ne peut s'agir là que d'une première présentation, d'une première accroche, qu'il faudra évidemment préciser, nuancer, approfondir par la suite.

              Plusieurs de ces notes ont, du reste, été conçues et rédigées à partir des questions, objections, demandes de renseignements ou de précisions etc... contenues dans des courriels qui nous ont été adressés.

            On pourrait, évidemment, dire les mêmes choses différemment, prendre d'autres exemples. Nous ne prétendons pas avoir la science infuse, ni asséner des vérités venues d'en haut.

            Il ne s'agit, répétons-le, que de courts textes de présentation générale, genre tracts, destinés à dégager l'essentiel...

            Aujourd'hui, un court texte de Charles Maurras, paru dans L'Action française, le 4 octobre 1910. Comment croire qu'il ait 100 ans, ce texte ? N'est-ce pas la réalité d'aujourd'hui qui est dépeinte, là ? Dans ce texte qui - hélas, en fait... - n'a pas pris une ride.... 

           Le problème est bien politique, c'est bien d'Institutions qu'il s'agit, et c'est seulement par un changement d'Institution que la France ne deviendra pas ce cadavre sur lequels grouillent les vers qu'évoque Maurras, en conclusion de son article/avertissement.....

           La meilleure preuve de tout ceci n'est-elle pas apportée par l'article de Gaëtan de Capèle, en "Une" du Figaro quotidien du vendredi 12 juillet 2013 (cent ans après le "texte prémonitoire...), Le Figaro étant, rappelons-le, le premier quotidien français... : Hydre administrative.jpg

 La politique financière d'un régime électif


        Quand on aura naïvement ou maligne­ment recueilli tout le contenu des li­belles sur les « gaspillages » des quarante rois qui ont fait la patrie, par exemple sur les prodigalités de ce Louis qui, après avoir rétabli l'Etat et soumis pour cent ans l'Europe à la France, trouva le loisir de bâtir Versailles à sa gloire, ou du Louis qui nous a donné la Lorraine, ou de cet autre Louis qui restaura si magnifique­ment notre armée et notre marine à la veille des gaspillages — réels ceux-là, ceux-là sérieux — de 1789 : bref, quand on aura accepté pour argent comptant toute la fausse monnaie de nos pamphlétaires, on n'aura jamais constaté qu'un semblant de fait : la coexistence des régimes monarchiques et d'un excès de dépense dont la réalité et la légitimité demeurent d'ailleurs dis­cutables ; cette coexistence n'établira jamais qu'il y ait un lien logique, un rapport nécessaire de cause à effet ou de moyen à terme entre le gouvernement monarchique et les gaspillages qu'on reproche à tel ou tel roi, à telle ou telle suite de rois. Le régime garde ses chances de ré­forme et d'amendement. Il suffit de vouloir. On ne rencontre pas dans l'essence de la monarchie un principe, un mobile central, un ressort vital qui lui dise à toutes les heures et sans cesse : -Tu dépenseras ! tu dissiperas ! tu extorqueras ! tu brigranderas !

        Or ce quadruple commandement est précisé­ment contenu dans l'être même du gouverne­ment du nombre, la démocratie parlementaire et plébiscitaire, où l'Etat, élu, en devenant le pourvoyeur et le nourricier de ses innombrables électeurs, ne peut tarder à succomber à la ten­tation permanente des dépenses, des dissipa­tions, des extorsions et des brigandages jusqu'à ce que, tous les particuliers se trouvant frappés tour à tour, la société s'épuisant, il ne demeure plus à chacun et à tous qu'une égale part à la commune misère, laquelle arrive et doit arriver d'autant plus vite qu'il s'agit d'un pays plus riche, mieux placé, mieux doué sous tous les rapports et ainsi plus capable de prolonger les mirages de son illusion.

        Des places, il faut donner des places, il en faut donc sans cesse donner et, pour en donner, il faut en créer, et, quand on en crée, il faut les payer ! De là, ces monstrueux appels de fonds opérés par l'État aux dépens des ressources so­ciales. De là cette crue des impôts, et, comme il ne faut pas que cette marée toujours montante fasse trop crier une opinion dont on a besoin, on feint de respecter la poche des vivants et de ne viser que les morts : de sorte que le plus immo­ral, le plus antisocial de tous les impôts, l'impôt sur l'héritage, c'est-à-dire sur la famille, devient la ressource régulière et quasi normale de l'État. Il faut beaucoup d'argent au régime qui doit dis­tribuer beaucoup d'emplois ; cet argent, qu'il ne peut demander aux individus, il en dépouille leur cellule nourricière, leur matrice et leur condition ! Dans une paroisse de 500 âmes, un tel régime ne serait pas appliqué deux ans sans la tuer ou provoquer la réaction de l'épouvante ou du bon sens ; appliqué sur nos 500 000 kilomètres car­rés, à nos quarante millions de têtes, à la faveur de la centralisation qui empêche de voir le jeu d'aucune cause sur aucun effet, tout passe ina­perçu, insensible, indolore, et les vers seront à grouiller sur notre cadavre, avant même que nous nous soyons aperçus de notre mort !

Charles Maurras,

L'Action française, 4 octobre 1910.

FLEUR DE LYS SAINT LOUIS KANSAS.jpg

Commentaires

  • Bonjour. J'ai découvert votre site le 16-7-2014 en cherchant sur Google si M.Valls le maudit avait été se baigner dans la mer en Espagne où il y a des requins bleus ( j'aime la couleur azur ) c'est étrange, Dieu m'a guidé je pense pour vous trouver en surfant sur le net ( j'adore le surf sur la mer que je n'ai jamais pratiqué ) J'ai regardé beaucoup de sites politiques ou philosophiques qui m'ont déçu je ne les visite plus, je vais souvent regarder le vôtre en espérant ne pas être déçue. Je suis née en 1962 à Paris de père français, de mère espagnole de Galice, je parle espagnol. Je ne vais pas en voyage, car je suis déjà à la campagne en Bourgogne, dans notre maison familiale, nous sommes une famille de 8 personnes ( comme dans l'arche de Noé ) de français blancs pauvres. Je suis une descendante des Châteaubriand-Carballera par ma mère, mais je n'ai pas hérité des châteaux, de la fortune et des navires de mes aïeux armateurs espagnols, je suis une mère sans profession, épouse d'un homme salarié modeste. Salut cordial. Béatrice

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