mercredi, 13 février 2013
Epéhéméride du 13 Février.
1575 : Sacre d'Henri III.
Sous le titre Le dévouement de Henri III, Jacques Bainville lui consacre le quatrième des huit courts chapitres de son dernier livre - en réalité une plaquette - éditée juste après sa mort, et intitulée Les moments décisifs de l'Histoire de France.
Du même Jacques Bainville ( Histoire de france, chapite IX, Les guerres civiles et religieuses remettent la France au bord de la ruine ) :
"Mais Charles IX, puis Henri III, ces derniers Valois décriés et injuriés plus que tous les autres souverains français, tiennent bon, à tous risques, sur le principe essentiel, le rocher de bronze de I'État : la monarchie héréditaire. C'est pour ce principe qu'Henri III, qui passe pour efféminé comme il passe pour avoir conseillé la Saint-Barthélemy, va lutter quinze ans. À la fin, il le paiera de sa vie....
.....La Ligue, qui eut à Paris son foyer le plus ardent, était une minorité, mais une minorité active et violente. La petite bourgeoisie, les boutiquiers irrités par la crise économique, en furent l'élément principal. Aussi n'est-on pas surpris de retrouver aux « journées » de la Ligue le caractère de toutes les révolutions parisiennes, celles du quatorzième siècle comme celles de la Fronde et de 1789.....
....Le roi n'était plus le maître en France. La Ligue gouvernait à sa place, lui laissait à peine de quoi vivre dignement. Chassé de Paris, bafoué par les états généraux, il n'était pas plus en sûreté à Blois qu'au Louvre. On se battait jusque dans son antichambre. D'un moment à l'autre, le duc de Guise pouvait s'emparer de lui, le forcer à abdiquer, l'enfermer dans un cloître comme un obscur Mérovingien. Rien n'avait réussi à Henri III, ni l'habileté, ni les concessions, ni la tentative de coup de force dans sa capitale. Restait une suprême ressource : frapper à la tête, supprimer les Guise. Légalement ? Impossible d'y penser. Pour condamner les princes lorrains, le roi n'eût trouvé ni un Parlement ni un tribunal. Alors l'idée qui, à la Saint-Barthélemy, avait déjà été suggérée à Charles IX, s'imposa à l'esprit d'Henri III. Pour sauver la monarchie et l'État il n'y avait plus que l'assassinat politique. Henri III s'y résolut et Guise, averti, ne le crut même pas capable de cette audace, tant il se sentait puissant.

L'assassinat du Duc de Guise
Son fameux : « Il n'oserait » était l'expression de son dédain, le mot d'un homme sûr de lui. Il logeait au château même, entouré de ses gens, et le roi était presque relégué dans « son vieux cabinet ». Il fallut, pour ce drame, autant d'assurance chez Guise que d'audace chez Henri III qui ne pouvait compter que sur les quelques gentilshommes gascons qui tuèrent le duc à coups de poignard et d'épée au moment où il entrait dans la chamnbre du conseil (23 décembre 1588). Son frère le cardinal fut tué le lendemain, les autres membres de la famille de Lorraine et les principaux ligueurs arrêtés.
Grâce à l'armée que le Béarnais apportait à la cause royale, les troupes de la Ligue furent refoulées et les deux cousins, le roi de France et le roi de Navarre, mirent le siège devant Paris. Là régnaient une passion, une frénésie, une haine indescriptibles telles que les engendre seulement la guerre civile. Un moine fanatisé, Jacques Clément, muni d'une lettre fausse, se rendit au camp royal, à Saint-Cloud, et, introduit auprès du roi, le tua d'un coup de couteau. Les dernières paroles d'Henri III furent pour désigner Henri de Bourbon comme son héritier légitime et pour prédire sa conversion (ler août 1589).
Henri III était mort pour une idée celle de l'État, de la monarchie, de l'unité nationale. Il n'était pas mort en vain. Par Henri IV, l'homme aux deux religions, la France allait retrouver la paix intérieure. Par ce prince politique, l'heure des « politiques », l'heure du tiers parti approchait."
Il fut "le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe" (Albert Sorel).
1820 : Assassinat du duc de Berry.

Dans la nuit du 13 au 14, l'ouvrier Louis-Pierre Louvel poignarde de sang- froid le duc de Berry alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse.
Fils du Comte d'Artois, futur Charles X, neveu de Louis XVI et de Louis XVIII, le duc meurt à 6 heures du matin des suites de ses blessures. Sa femme donnera naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard: d'où le surnom d'Enfant du miracle....
1895 : Les frères Lumière déposent le brevet du Cinématographe.
http://analysefilmique.free.fr/prehisto/lumiere.php
http://www.plume-noire.com/cinema/dossier/lumiere.html
1960 : Première Bombe atomique française.
Une bombe A, d'une puissance de 70 kilotonnes ( trois fois supérieure aux premières bombes américaines ), et surnommée Gerboise bleue, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouf en Algérie.
Ci dessous : il est 7 h 34, ce 13 février 1960, à Hamoudia, près de Reggane, dans le désert algérien, lorsque l'armée française fait exploser la bombe, du haut d’une tour de 100 mètres.
"Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", déclare le général de Gaulle.
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| Tags : 13 fevrier, henri iii, bainville, valois, charles ix, saint barthelemy, ligue, fronde, paris, henri iv, bourbons, duc de berry, louis xviii |
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