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jeudi, 13 février 2014

Epéhéméride du 13 Février.

1571 : Mort de Benvenuto Cellini.

Natif de Florence, Cellini ne vécut que cinq années en France, de 1540 à 1545. Il fait partie de cette cohorte d'artistes italiens que François premier, ébloui par toutes les beautés qu'il avait vues lors de ses expéditions en Italie, fit venir en France afin d'y donner une impulsion définitive non pas à "la Renaissance", mais à la Renaissance française : car, comme plus tard Lully ou Le Bernin - italiens eux aussi - tous ces artistes travaillèrent, avec les artistes locaux, non à la simple importation d'un art extérieur, mais à la création d'une façon française de vivre et penser la Renaissance : Léonard de Vinci, bien sûr, mais aussi Andrea del Sarto - ancêtre direct de Maxime Real del Sarte, fondateur des Camelots du Roi en 1908 - Le Boccador, Luca Penni, Rosso, Le Primatice...

Si Léonard de Vinci et Le Boccador travaillèrent à Chambord (et Le Boccador à l'Hôtel de ville de Paris), Benvenuto Cellini, avec Luca Penni, Rosso et Le Primatice, fut essentiellement actif à Fontainebleau, à tel point qu'on a pu parler de l'Italie à Fontainebleau, ou de l'école de Fontainebleau :

http://www.italieaparis.net/ecolefontainebleau.php

Tout à la fois dessinateur, orfèvre, fondeur, médailleur, sculpteur, Cellini appliqua les techniques et la précision de l'orfèvrerie à son travail de sculpteur. On aura dans les trois liens suivants un aperçu de son travail à Fontainebleau : 

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-nymphe-de-fontaine...

 http://www.panoramadelart.com/galerie-francois-1er-chatea...

http://expositions.bnf.fr/renais/arret/4/index2.htm

 

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La nymphe de Fontainebleau, au Musée du Louvre...

* Pour en savoir un peu plus sur le travail des Italiens au Château de Fontainebleau, voir notre Ephéméride du 7 août : Louis VII pose la première pierre du château de Fontainebleau


1575 : Sacre d'Henri III.

           Sous le titre Le dévouement de Henri III, Jacques Bainville lui consacre le quatrième des huit courts chapitres de son dernier livre - en réalité une plaquette - éditée juste après sa mort, et intitulée Les moments décisifs de l'Histoire de France.

Du même Jacques Bainville ( Histoire de france, chapite IX, Les guerres civiles et religieuses remettent la France au bord de la ruine ) :  

"...Mais Charles IX, puis Henri III, ces derniers Valois décriés et injuriés plus que tous les autres souverains français, tiennent bon, à tous risques, sur le principe essentiel, le rocher de bronze de I'État : la monarchie héréditaire. C'est pour ce principe qu'Henri III, qui passe pour efféminé comme il passe pour avoir conseillé la Saint-Barthélemy, va lutter quinze ans. À la fin, il le paiera de sa vie...

 

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...La Ligue, qui eut à Paris son foyer le plus ardent, était une minorité, mais une minorité active et violente. La petite bourgeoisie, les boutiquiers irrités par la crise économique, en furent l'élément principal. Aussi n'est-on pas surpris de retrouver aux « journées » de la Ligue le caractère de toutes les révolutions parisiennes, celles du quatorzième siècle comme celles de la Fronde et de 1789.....

...Le roi n'était plus le maître en France. La Ligue gouvernait à sa place, lui laissait à peine de quoi vivre dignement. Chassé de Paris, bafoué par les états généraux, il n'était pas plus en sûreté à Blois qu'au Louvre. On se battait jusque dans son antichambre. D'un moment à l'autre, le duc de Guise pouvait s'emparer de lui, le forcer à abdiquer, l'enfermer dans un cloître comme un obscur Mérovingien. Rien n'avait réussi à Henri III, ni l'habileté, ni les concessions, ni la tentative de coup de force dans sa capitale. Restait une suprême ressource : frapper à la tête, supprimer les Guise. Légalement ? Impossible d'y penser. Pour condamner les princes lorrains, le roi n'eût trouvé ni un Parlement ni un tribunal. Alors l'idée qui, à la Saint-Barthélemy, avait déjà été suggérée à Charles IX, s'imposa à l'esprit d'Henri III. Pour sauver la monarchie et l'État il n'y avait plus que l'assassinat politique. Henri III s'y résolut et Guise, averti, ne le crut même pas capable de cette audace, tant il se sentait puissant.

 

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L'assassinat du Duc de Guise

 

            

Son fameux : "Il n'oserait" était l'expression de son dédain, le mot d'un homme sûr de lui. Il logeait au château même, entouré de ses gens, et le roi était presque relégué dans "son vieux cabinet". Il fallut, pour ce drame, autant d'assurance chez Guise que d'audace chez Henri III qui ne pouvait compter que sur les quelques gentilshommes gascons qui tuèrent le duc à coups de poignard et d'épée au moment où il entrait dans la chambre du conseil (23 décembre 1588). Son frère le cardinal fut tué le lendemain, les autres membres de la famille de Lorraine et les principaux ligueurs arrêtés.

Cet acte de violence n'eut pas le résultat que le roi espérait, car, s'il privait la Ligue de son chef, il ne la supprimait pas. Cependant c'était un acte sauveur et qui, par ses conséquences indirectes, allait porter remède à l'anarchie. Pour Henri III, tout accommodement était devenu impossible avec la Ligue qui réclamait son abdication, gouvernait Paris par le Conseil des Seize, créait pour la France le Conseil Général de l'Union, tandis que, pour sauver les apparences, un roi était ajouté à ce régime républicain et le nom de Charles X donné au cardinal de Bourbon. Ainsi la succession par ordre de primogéniture, loi fondamentale et tutélaire du royaume, était ébranlée, presque renversée. Dans ce désordre, dans cette révolution qui ruinait l'œuvre de plusieurs siècles, il n'y avait plus qu'un moyen de salut : c'était que le roi et son successeur légitime agissent de concert. Henri III et Henri de Bourbon réconciliés le comprirent, sautèrent ce grand pas. Ils unirent leurs forces trois mois après le drame de Blois. L'assassinat du duc de Guise avait préparé la transmission régulière du pouvoir des Valois aux Bourbons. Il avait rendu possible le règne d'Henri IV. Cet inestimable service rendu à la France, désormais sauvée de l'anarchie et du démembrement, a été payé à Henri III par le régicide et par l'ingratitude des historiens qui n'ont retenu de lui que les injures des pamphlets catholiques et protestants.
 
 
 
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Grâce à l'armée que le Béarnais apportait à la cause royale, les troupes de la Ligue furent refoulées et les deux cousins, le roi de France et le roi de Navarre, mirent le siège devant Paris. Là régnaient une passion, une frénésie, une haine indescriptibles telles que les engendre seulement la guerre civile. Un moine fanatisé, Jacques Clément, muni d'une lettre fausse, se rendit au camp royal, à Saint-Cloud, et, introduit auprès du roi, le tua d'un coup de couteau. Les dernières paroles d'Henri III furent pour désigner Henri de Bourbon comme son héritier légitime et pour prédire sa conversion (ler août 1589).

Henri III était mort pour une idée celle de l'État, de la monarchie, de l'unité nationale. Il n'était pas mort en vain. Par Henri IV, l'homme aux deux religions, la France allait retrouver la paix intérieure. Par ce prince politique, l'heure des « politiques », l'heure du tiers parti approchait."

 

 

 

1787 : Mort de Charles Gravier, comte de Vergennes.
 
 
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"Sous son ministère, la France reprit, dans les pays étrangers, une considération politique d'autant plus solide, qu'elle était fondée sur les vertus et l'esprit de bienfaisance du comte de Vergennes. Son désir le plus vif et son zèle le plus ardent furent toujours de prévenir l'effusion du sang humain, et d'accommoder les différends qui auraient pu amener la guerre. C'est à ce pacificateur des nations que l'Europe dut la paix de Teschen, celle de 1783, et l'accommodement des disputes entre l'empereur et la Hollande." (Delandine, Dictionnaire historique, critique et bibliographique, t. 26, p 426)

Il fut "le plus sage ministre que la France eût rencontré depuis longtemps, et le plus habile qui se trouvât aux affaires en Europe" (Albert Sorel). 

 

 

 

1820 : Assassinat du duc de Berry.

 

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Dans la nuit du 13 au 14, l'ouvrier Louis-Pierre Louvel poignarde de sang- froid le duc de Berry alors qu'il sort de l'opéra avec son épouse.

Fils du Comte d'Artois, futur Charles X, neveu de Louis XVI et de Louis XVIII, le duc meurt à 6 heures du matin des suites de ses blessures. Sa femme donnera naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard: d'où le surnom d'Enfant du miracle...

 

 

 

1831 : Saccage de Saint-Germain l'Auxerrois.

           http://www.tombes-sepultures.com/crbst_1305.html

Paroisse des Rois de France, de par sa proximité immédiate avec le palais du Louvre, l'église de Siant-Germain l'Auxerrois remonte à l'époque mérovingienne. Entièrement détruite lors des raids vikings sur Paris, il ne reste rien de l'église originelle : aujourd'hui, sa partie la plus ancienne est la tour romane du XIIème siècle....

C'est de son clocher que fut sonné, dit-on, le tocsin donnant le signal de la Saint-Barthèlemy; c'est là que Molière se maria, et là également que, la famille de Louis XVI ayant été amené de force à Paris, le petit Louis-Charles, duc de Normandie et futur Louis XVII, fit s apremière communion.

Colbert voulait la détruire, afin de dégager l'espace devant la somptueuse Colonnade de Perrault : le Pont-Neuf aurait débouché sur le majestueux espace ainsi libéré...  

Le 13 février 1831, à l'occasion du onzième anniverrsaire de l'assassinat du duc de Berry, les légitimistes firent célébrer un office dans l'église : les anti-monarchistes, prétextant une provocation, saccagèrent l'édifice, qui perdit ainsi des trésors inestimables, et quasiment la totalité de son mobilier et de sa décoration d'époque...

 

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1895 : Les frères Lumière déposent le brevet du Cinématographe.

 

          http://analysefilmique.free.fr/prehisto/lumiere.php

          http://www.plume-noire.com/cinema/dossier/lumiere.html

 

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1960 : Première Bombe atomique française.

Une bombe A, d'une puissance de 70 kilotonnes ( trois fois supérieure aux premières bombes américaines ), et surnommée Gerboise bleue, est testée par l'armée française dans le désert du Tanezrouf en Algérie.

Ci dessous : il est 7 h 34, ce 13 février 1960, à Hamoudia, près de Reggane, dans le désert algérien, lorsque l'armée française fait exploser la bombe, du haut d’une tour de 100 mètres.

"Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière", déclare le général de Gaulle.

 

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